Pascaline Eloy dynamise le mois national de la santé au travail par sa pensée ergonomique

Granby, le lundi 21 septembre 2015 Mieux vaut prévenir que guérir trouve vraisemblablement tout son sens lorsqu’il signifie économies. Dans cette optique, il semble important de prendre conscience que le coût moyen d’un accident de travail se chiffre à 32 848 $ et que, pour cette même somme, une entreprise peut avoir recours aux services d’un consultant en ergonomie, chaque semaine, sur une base annuelle. Pascaline Eloy – ergothérapeute, ergonome et propriétaire de la maison de consultants Eloy Ergo – se met donc en devoir de prendre part activement au mois national de la santé au travail en invitant les entreprises et les travailleurs à revitaliser leur projet en matière de santé, de sécurité et d’ergonomie. Tout au long du mois d’octobre, elle leur proposera en leurs lieux une série d’activités – midi-conférences, ateliers, kiosques d’information,etc. – visant à prévenir les maladies ou les accidents professionnels et à améliorer tant la qualité de vie que l’efficacité au travail. Elle conclura ce mois parune conférence au 9e Colloque santé et sécurité du travail de laYamaska, le 29 octobre, en matinée, à l’Hôtel Castel & Spa Confort deGranby.

Responsabiliser de concert le travailleur et l’entreprise

Prévenir lesinconforts physiques, les troubles musculosquelettiques et l’épuisementprofessionnel chez les travailleurs est la mission que se donne Eloy Ergo. Par sasérie d’activités, elle cherchera à les conscientiser aux nombreux facteurs derisque auxquels ils sont quotidiennement exposés, par exemple, les gestes et lesefforts répétitifs. Elle visera de plus à les amener à prendre les meilleures décisionspour protéger leur santé, comme celles d’intégrer des micropauses ou des’accorder les pauses prévues plutôt que de travailler en continu afind’écourter la journée. « Mais les travailleurs ne peuvent y arriver seuls et l’appuide la direction dans un tel cheminement est primordial », précise laspécialiste. C’est pourquoi ses recommandations vont de la formation des employésà la conception ou à la correction des postes de travail, à l’achat del’équipement jusqu’aux suivis. « En faisant le choix d’instaurer un processuscontinu en ergonomie, les entreprises font aussi le choix d’investir dans lasanté de leurs salariés et, par conséquent, dans leur propre santé financière», explique Pascaline.

Joindre les forces de l’ergothérapie à l’ergonomie

D’abord ergothérapeute,Pascaline Eloy montrera bien, lors des différentes activités, l’importance deconsidérer, au-delà des risques musculosquelettiques, les facteurs sociaux et psychologiquesentourant les travailleurs. Son approche en ergonomie, qui se veut globale etpersonnalisée, tient compte de la réalité de chaque travailleur duquel ellesouhaite gagner la confiance. « Le contact sur le terrain est un incontournable,peu importe le secteur d’activité. Par exemple, le coaching au poste detravail, la simulation en équipe et l’utilisation du retour vidéo sont desméthodes efficaces pour corriger les façons de faire des travailleurs »,mentionne la consultante qui participe actuellement à un projet de recherche enmanutention. « L’un des objectifs d’une telle démarche est de les accompagner envue d’accroître leurs connaissances, de leur transmettre des outils et de lesamener à diminuer les contraintes sur leur corps », ajoute-t-elle.

Adopter une pensée ergonomique dès l’étape des plans

Il n’y a pas que les entreprisesdéjà bien établies qui sont invitées à faire appel à l’offre d’activités d’EloyErgo. Celles encore en chantier peuvent également en tirer profit, puisqu’allierle travail des ergonomes à celui des architectes, des ingénieurs et desdesigners constitue une avenue à considérer. « Penser des espaces de travailadéquats et optimisés, dès le début des projets, est une excellente façon desauver temps, argent et énergie. Mieux vaut bien concevoir que tout réorganiseraprès coup », soutient Pascaline Eloy.